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Un festival en été ... Chaque année en août, se déroule un festival de musique ancienne à Simiane-la Rotonde, dans les Alpes de haute-Provence (04). Cette année il se déroule du 5 au 18 août. Le 8 août, j'ai assisté au concert donné par des éléments de l'ensemble LA FENICE : Jean Tubéry (Cornet à bouquin, flûtes), Jérémie Papasergio (bassons), Jean-Marc Aymes (clavecin, orgue positif). Un régal pour moi qui suis amateur de musique ancienne, superbe virtuosité mais surtout extrême justesse de l'interprétation de Jean Tubéry (la manière de créér le son, les "flattements" et autres ornements...) le top de l'interprétation actuelle dans des oeuvres italiennes et espagnoles, essentiellement du début du XVIIe s (Frescobaldi, Falconieri, Merula, Diego Ortiz...). Dans la salle, les amateurs de cette musique ont plané pendant deux heures. Je pense qu'il faut bien la connaître pour en apprécier tout l'intérêt (comme dans toutes les musiques moins diffusées que la "soupe" commerciale). La virtuosité "facile" (rapidité) et l'humour de certaines pièces accrochent facilement le spectateur de festival ; mais la façon d'amener le son ou de le laisser mourir, l'expressivité baroque (non romantique!!) sont des choses à apprécier en gourmet, à la mesure de leur rareté (sauf dans les disques des spécialistes de cette époque, entre autres, l'ensemble La Fenice, Hespérion XX ou XXI...). C'est un régal aussi pour l'amateur de haute-fidélité, qui peut comparer comme à chaque concert le son de sa chaîne à la "haute fidélité absolue", puisqu'il n'y a pas de reproduction !!! Toujours cette remarque
sur la netteté du son dans le haut-médium aigu, l'absence de "sur-finesse"
dans les harmoniques, apportée par beaucoup de bonnes chaînes (qui sont
"meilleures" que la réalité, "plus douces et fines" que l'instrument
réel, horreur!). Important de garder "dans l'oreille" le son réel pour savoir dans quelle direction chercher : car la haute-fidélité absolue n'existe pas encore, malgré ce que disent les pubs ou certains articles. Rappelons-nous le petit chien de "La voix de son maître" qui prouvait avant 1920 que la fidélité maximale avait été trouvée, car il reconnaissait son maître dans un rouleau de cire ! Yves Ursch (copie de cet article dans le forum, pour les commentaires...) Prochain édito fin août |